
A propos de l'hypnose...
Hypnos
Il est le fils de Nyx, déesse de la Nuit et frère de Thanatos, dieu de la Mort. Celui-ci est le Dieu du Sommeil, celui qui ne dort jamais et qui veille sur ceux qui dorment paisiblement, il est d'ailleurs aussi le Dieu créateur des rêves.

Milton H. Erickson
L'hypnotiseur qui réveille
Considéré comme le fondateur des thérapies brèves, précurseur délibérément en marge des courants institutionnels de la psychologie, Milton Erickson est surtout le créateur d'une technique d'hypnose, qu'il a mise au point en luttant toute sa vie contre sa propre souffrance. Né dans une ferme, il était dyslexique, daltonien, éprouvait des difficultés à reconnaître les sons, et avait été atteint de poliomyélite à l'âge de 17 ans...
Dès 1923, il étudie l'hypnose "à l'ancienne ", qui consiste à plonger les patients dans un état de sommeil profond. Puis il met au point une méthode d'hypnose "éveillée", fondée sur la relation patient thérapeute et sur le respect absolu du sujet.
Jusqu'en 1948, Erickson mène une carrière universitaire et clinique de psychiatre. En raison d'une nouvelle attaque de polio, il se consacre ensuite totalement à sa clientèle privée.

L'état d'hypnose ou transe hypnotique.
Un état de conscience modifié.
L'état d'hypnose étant un état naturel que nous vivons plusieurs fois par jour, en étant absorbé dans une tâche par exemple conduire une voiture, regarder une émission passionnante , admirer une œuvre ou un paysage, il est donc impossible de se dire non-hypnotisable. Toutefois, la personne doit vouloir être hypnotisée, se laisser aller et se concentrer. Ce qui varie, c'est le temps nécessaire pour arriver à cet état d'hypnose.
D'abord, il y a cette voix, dont on se dit au début qu'on va l'écouter attentivement, qu'elle va nous guider... Et pourtant, au bout d'un temps très court, on se surprend déjà à lui être infidèle. A cause peut-être des bruits de l'environnement. Et pourtant non ! Ceux-ci s'estompent, disparaissent comme de la glace qui fond au soleil. Il n'y a rien que cette voix, seul lien avec l'extérieur, passerelle précieuse avec notre état de conscience habituel. Cette voix parfois toute proche, parfois lointaine, dont on finit par ne plus savoir si elle vient de notre droite, ou de notre gauche, ou de l'intérieur de nous... Et voilà que même elle s'en va, revient... On voudrait être plus attentif aux mots et aux phrases mais quelque chose nous semble plus important que les mots : c'est le monde de sensations qui s'ouvre à nous. Cela va du léger vertige à l'impression de flotter en passant par une immense lourdeur, un engourdissement qui évoque irrésistiblement le fait de "partir", de s'en aller. C'est difficile d'être plus précis pour parler d'une sensation. Imaginez que vous êtes un petit nuage et qu'un vent léger vous pousse ; c'est cette impression de partir doucement, de décoller tranquillement, dont on se souvient le plus à la fin de la "première fois". Quant au temps, il n'existe plus, il ne signifie plus rien.
